La veille du jour : emploi et handicap psychique

La veille du jour : emploi et handicap psychique
Emploi accompagné

Bonjour à tous,

Il est temps de faire le point sur l’actualité des deux dernières semaines concernant l’emploi et les maladies psychique !

Décret sur l’emploi accompagné : réactions du Comité pour le Droit au Travail des Handicapés et l’Égalité des Droits (CDTHE)

Voilà maintenant un mois que le décret sur l’emploi accompagné a été publié et plusieurs voix s’élèvent pour mettre en lumière ses zones d’ombre. Un article du 27 janvier 2017 publié sur Médiapart donne la parole à la CDTHE. Dans une courte interview initialement consacrée à un sujet dans le journal Le Nouvel Economiste :

 « En l’absence de textes d’application, restons prudents : en matière d’emploi il y a beaucoup d’effets d’annonce et peu de résultats, surtout quand l’État se sert dans la « cagnotte handicap » des fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés (AGEFIPH, FIPHFP) !

Rappelons que la loi Travail diminue les moyens des instances représentatives du personnel : comment peut-on à la fois réduire les moyens et augmenter les missions ? Certes, à partir du 1er janvier, les travailleurs reconnus handicapés seront orientés vers le médecin du travail pour un « suivi individuel renforcé »… Mais cette loi instaure une Médecine du travail au rabais. Quid de la prévention des handicaps et des maladies ? » Henri Galy (Président du Comité pour le Droit au Travail des Handicapés et l’Égalité des Droits)

Les points soulevés dans ces deux articles concernent donc le financement du dispositif, à priori trop peu important par rapport aux besoins. Il rappelle également la difficulté de sa mise en œuvre tant elle implique beaucoup d’acteurs du monde de l’entreprise et du secteur médico-social.

“Il s’agit sans nul doute d’un progrès, à relativiser toutefois par les difficultés d’application en raison de la complexité de mise en place du dispositif. Il faut espérer que son aspect ‘usine à gaz’ se révèle dans son application sur le terrain plus fluide que dans les textes, et qu’elle ne rebute ni les personnes handicapées, ni les structures en capacité de réaliser cet accompagnement, ni enfin les entreprises.  » Arnaud de Broca, secrétaire général de Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath).

A retrouver en intégralité :

 

Le travail : un terrain difficile pour aborder les maladies psychique

Un article très intéressant a retenu notre attention cette semaine puisqu’il aborde le problème des maladies psychiques en entreprise. Autrement dit : doit-on parler de son handicap à son employeur ? Nommer sa maladie ? N’est-ce pas un risque à prendre ?

Lors de nos accompagnements, nous partons du principe que ce qui intéresse l’entreprise est de connaître les conséquences de la maladie afin de prévoir au mieux des aménagements de poste. En aucun cas une personne n’est obligé de dire si elle souffre de bipolarité, de troubles dépressifs ou autre.

Heureusement, certaines entreprises se saisissent de cette problématique et mettent en place des actions concrètes pour intégrer des personnes en situation de handicap psychique. C’est le cas d’Ipsen :

  « Le handicap psychique, c’est quelque chose qu’on ne dévoile pas. Or il faut absolument en parler », martèle Jocelyne Marsallon, responsable qualité de vie au travail chez Ipsen. À la demande de la direction générale, ce laboratoire pharmaceutique français s’est engagé sur le sujet et organisé pour repérer les situations à risque. « 

A lire en intégralité ICI

La dépression : une maladie psychique

Important de rappeler que la dépression est reconnue comme trouble psychique et de garder en tête que nous pouvons tous être touché par cette maladie.

Quelques rappels avec cet article sur le sujet paru sur France TV Info.

Droit de vote en cas de handicap mental

Voila un sujet qui fait débat ces derniers jours. Rappelons qu’un juge peut  » suspendre le droit de vote à un majeur lorsqu’il ouvre ou renouvelle une mesure de tutelle (les personnes sous curatelle ne sont pas concernées) »

« Le vote n’est pas une question d’intelligence », déclare Josef Schovanec, personne autiste, écrivain et philosophe, dans une interview accordée à La Croix le 26 janvier 2017

Quelques articles sur le sujet :